La violence dans les relations amoureuses

Les violences conjugales

La plupart des couples connaissent des disputes de temps en temps. On peut se fâcher sans que cela ait des conséquences graves. La violence conjugale ou violence dans les relations amoureuses c’est autre chose. Elle commence dès lors que l’un des partenaires domine l’autre en utilisant la violence et ce de manière répétée.

La violence conjugale a des conséquences directes et indirectes graves pour les victimes ainsi que pour l‘entourage proche comme les enfants.

L’intensité et la fréquence de cette violence peuvent augmenter avec le temps, d’où l’intérêt de repérer ce phénomène le plus rapidement possible.

Le plus souvent, les personnes violentes vont chercher à contrôler la vie de l’autre. Par exemple en contrôlant certaines sorties ou fréquentations, ou interdisant ou en obligeant le port de certaines tenues les fréquentations. L’objectif est d’avoir une emprise totale sur l’autre.

Les jeunes aussi sont concernés

On peut penser que seuls les couples mariés peuvent vivre ce genre de situation, c’est faux ! Les jeunes (- 25 ans) sont les plus vulnérables face à ces violences. Car c’est le temps des premières expériences, et on n’est pas forcément protégé et armé pour comprendre ce qu’il se passe.

Aucune violence n’est acceptable, si vous pensez que vous êtes victime ou que quelqu’un que vous connaissez l’est, il existe des professionnels qui peuvent vous aider ou vous conseiller.

Les différentes formes de violences conjugales

Ce qui différencie les violences conjugales d’une dispute de couple réside d’un part par la domination d’une personne sur une autre, et d’autre part dans leur caractère cyclique : on parle en effet du cycle des violences conjugales qui comporte quatre phases.

Le cycle des violences conjugales

  • 1ère phase = l’accumulation des tensions : c’est un moment où les tensions sont palpables et où la victime de violence sait qu’une crise est imminente. Elle essaie tant bien que mal d’arrondir les angles afin que celle-ci n’ait pas lieu
  • 2ème phase = la crise de violence : il s’agit d’un épisode de violence verbale, physique, ou sexuelle. Dans cette phase, les sentiments de la victime sont la peur et l’angoisse, et l’envie que l’épisode violent se termine le plus rapidement possible.
  • 3ème phase = la double culpabilisation : l’agresseur se déresponsabilise de son acte de violence en culpabilisant sa victime et en la rendant responsable. Une personne victime de violence finit par croire qu’elle est la cause de ce qui se passe, voire même qu’elle a mérité cette agression. Dans cette phase, la honte et la culpabilité cohabitent.
  • 4ème phase = la lune de miel : Dans cette phase l’agresseur s’excuse pour son acte de violence et promet de ne plus recommencer. La peur fait alors place à l’espoir. En effet, le couple peut recommencer à faire de nouveaux projets et la victime retrouve son couple tel qu’il était au début.

 

La spécificité des violences conjugales est que ce cycle recommence et s’accélère avec le temps, jusqu’à ce que la phase de lune de miel disparaisse entièrement pour ne laisser place qu’à des phases de violence. La connaissance de ce cycle permet de mieux comprendre la complexité de la situation dans laquelle se trouve une personne victime de violences conjugales et donc de ne pas porter de jugement.

Il existe 6 formes de violences conjugales. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas toujours de violences physiques dans les situations de violences conjugales, mais il y a forcément de la violence psychologique. Toutes ces violences sont punies par la loi.

Violence psychologique ou morale

La violence psychologique s’exprime par des attitudes et des propos méprisants, humiliants. L’auteur renvoie à la victime une image d’incompétence en privé mais aussi en public :

  • Menacer
  • Contrôler de la tenue, allant parfois jusqu’à la destruction d’effets personnels
  • Empêcher la personne de sortir seule
  • Empêcher la personne de voir ses amis ou ses parents
  • Harceler continuellement, par des coups de téléphone, la suivre, la faire suivre.

La personne victime perd progressivement confiance en elle et en ses possibilités. Ces comportements poussent à l’isolement, l’enfermement et la honte.

Violence verbale

La violence verbale regroupe différentes choses qui passent par la voix. Cela peut être des tonalités intimidantes, des cris, des injures. La personne victime est mise sous tension et cela permet de maintenir un climat de peur et d’insécurité

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Violence physique :

La violence physique est la forme la plus connue des violences conjugales :

  • Bousculer
  • Causer des blessures avec ou sans objet (coups, gifles, sévices…)
  • Séquestrer

Contrairement à une idée répandue, la violence physique n’est pas toujours présente dans les situations de violence conjugale.

Violence économique

La violence économique a pour objet de déposséder la victime de toute autonomie financière :

  • Interdire l’accès à « l’argent en commun » en confisquant les moyens de paiement
  • Exiger des comptes pour le moindre achat
  • Refuser toute dépense
  • Détourner son salaire ou des revenus familiaux
  • Gérer et déposséder les biens immobiliers de la victime
  • Empêcher la personne d’avoir un emploi

Violence administrative

C’est le fait de déposséder une personne de toute autonomie administrative, par exemple en confisquant les papiers d’identités, le permis de conduire, le livret de famille…En effet, sans ces papiers la victime ne pourra faire aucune démarche (mairie, commissariat…) ni pour elle, ni pour ses enfants.

Violence sexuelle

Il existe différentes formes de violences sexuelles :

Le viol :

Depuis la loi du 23 décembre 1980, le viol est défini dans le Code Pénal : comme « tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. » Dès qu’une pénétration – buccale, anale ou vaginale – est imposée à une autre, il s’agira d’un viol, quel que soit la manière employée.

Les autres agressions sexuelles :

L’agression sexuelle est : « Toute atteinte sexuelle commise avec violence, menace, contrainte ou surprise ». L’agression sexuelle est un délit.

Il existe de nombreux comportements qui sont définis comme agressions sexuelles :

  • des coups et blessures sur les parties génitales et sexuelles,
  • des attouchements sexuels,
  • embrasser une personne contre son gré
  • des pratiques imposées : refus de porter un préservatif et/ou contrôler la prise de contraceptif, imposer de filmer l’acte sexuel, imposer un autre partenaire…

Le harcèlement sexuel est également puni par la loi.

Les filles et les garçons peuvent être victimes de violences sexuelles.

Il important de savoir que même si deux personnes sont en couple – depuis longtemps ou non – elles ont le droit de choisir leur sexualité, de refuser des pratiques ou rapports sexuels.
La violence sexuelle est souvent la plus cachée, car les personnes victimes ont beaucoup de mal à parler d’une violence liée à leur sexualité. De plus, les victimes peuvent se sentir coupables ou honteuses.

 

Article rédigé par Filactions – Octobre 2013

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